« REVOLUTION »

Combien de fois chacun de nous a-t-il pu lire ce mot ? Sur des murs, des affiches de films, des boîtes de jeux vidéo et même sur la couverture du livre de l’actuel Président de la République. Combien de fois avons-nous entendu ce mot ? De la bouche de critiques, de copains, de chercheurs, et même de celle de l’actuel Président de la République. Sur des tracts syndicaux, en revanche, plus rarement. Probablement qu’une évocation de ce mot sur le prospectus d’une organisation pouvant appeler à la mobilisation sociale, surtout si elle est « de gauche », serait vue par un certain nombre comme un affront d’une violence rare ou même la preuve qu’elle porterait en elle, cette organisation, une quelconque volonté séditieuse se traduisant irrémédiablement par un désir atavique de faire couler le sang des honnêtes gens pour que ses membres puissent se baigner dedans en poussant des longs rires sardoniques. Peut-on seulement lui en vouloir, à ce certain nombre ? Lui à qui on répète depuis qu’il est en âge d’aller à l’école ou presque que, mise à part la mystique libératrice qui a permis à un peuple de se débarrasser d’un roi de droit divin, la Révolution française n’est autre qu’une succession de violences et de barbaries perpétrées par d’affreux pré-gauchistes totalitaristes emplis de haine ? Lui à qui on répète inlassablement que Staline était un monstre ayant assassiné au moins autant de monde qu’Hitler si ce n’est plus sans jamais lui mentionner au préalable la révolution russe d’octobre 1917 ? Lui à qui on rabâche en permanence que 68 a été un grand moment de joie et de libération des mœurs en omettant de mentionner les conquêtes sociales ? Lui à qui on fait seulement croire que 68 a été une révolution ? Lui à qui on dissimule la Commune de Paris. Lui à qui on enlève les grandes réussites de Tito, de Lénine, de Hô-Chi-Minh, la révolution des Œillets, mais à qui on rappelle immédiatement les dérives chinoises, les goulags et… LA TERREUR ! Allez, on englobe : la révolution, si elle est de gauche, c’est LA TERREUR !!! LA MORT !!! LA TORTURE !!! PIRE : la pauvreté et le dénuement.

Alors évidemment, on peut malgré tout reconnaître quelque chose : une révolution, en dehors de quelques très rares exemples comme celle des Œillets, justement, au Portugal en 74, et qui se régla sans qu’aucun coup de feu du côté des révolutionnaires (le MFA, Mouvement des Forces Armés, des militaires putschistes qui avec l’aide de la population vont virer Salazar et son régime dictatorial vieux de 48 ans) ne fût tiré (mais quand même 4 morts et 45 blessés dans leurs rangs), ça ne se fait pas dans le calme. Rappelons tout de même ceci : « la révolution, est un changement, un bouleversement important et brusque dans la vie d’une nation » (1) ; et il s’agit tout de même de renverser un système politique ou un régime en place et de le remplacer par autre chose. On peut dès lors comprendre le climat tendu qui règne entre les deux parties et l’emploi fréquent de la violence : le système en place n’a aucune envie de se faire dégager et à bien l’intention de le montrer. Cependant, depuis maintenant quelques siècles, les peuples, ou en tout cas une partie, ont à leur disposition un outil permettant, en théorie, de se passer de fusils et autres baïonnettes : les urnes. Qu’elle soit carrée et en plexiglas ou faisant penser à de primaires bornes d’arcade, l’urne recueille le bulletin de vote de celui qui se déplace jusqu’à elle lors de consultations politiques. Car, soyons parfaitement clairs : que ce soit par la révolution armée ou l’élection pacifique, ce dont il s’agit ici, c’est de représentation populaire ; que souhaitent les habitant d’une nation comme ligne politique (2) ? Ainsi donc, les urnes sont le premier moyen dont disposent les gouvernés pour faire connaître leurs intentions et leurs envies. Et c’est vers cette solution que le Parti Communiste Français (PCF) s’orientera dès la fin 1944. Quelques éclaircissements.

Dès la fin 1943 et jusqu’à la conférence de Moscou (3), pré-Yalta (4), Churchill et Staline se rencontrent. Le but de ces rendez-vous : anticiper l’après débâcle, alors presqu’assurée, de l’Allemagne nazie et commencer à se partager l’Europe. Il est convenu qu’une partie de l’Est resterait sous giron soviétique et que l’Ouest serait sous pavillon capitaliste. Maurice Thorez, Secrétaire général du Parti, alors sous le coup d’un mandat d’arrêt pour désertion, est en exil à Moscou depuis 1939. Les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) au sein desquelles l’on retrouve beaucoup de communistes Francs-tireurs et Partisans français (FTPF ou FTP, organe de résistance intérieure fondée par le PCF dès 41 et dont l’importance est reconnue de tous) sont de plus en plus efficaces et de mieux en mieux armées. L’Allemagne nazie est de plus en plus faible et la fin de la guerre approche. Nous sommes en 44 et ont été créées depuis plusieurs mois, un peu partout, et avec l’appui du PCF, puis soutenues par la CGT et le Conseil National de la Résistance (CNR) (5), les Milices patriotiques , des groupes de citoyens en armes, souvent issus ou en lien avec les FTP et les FFI et dont le but est d’être une espèce d’armée de résistants de réserve, « véritable corps supplétif aux FTP et aux FFI, surtout en zone urbaine » (6). De Gaulle, dont la qualité de stratège militaire et celle d’anti-communiste ne sont plus à démontrer n’est pas tout à fait heureux à l’idée de devoir composer avec ce qu’il sait être des relais communistes prêts à l’insurrection populaire et entreprend donc le démantèlement de ces groupes : tout d’abord le 29 août en dissolvant les organismes de commandement des FFI (FTP compris), puis le 28 octobre, lorsqu’il fera voter à l’unanimité par le Conseil des ministres (y compris deux communistes) du gouvernement provisoire alors en place, un décret de dissolution de toutes les milices expliquant que toutes les armes doivent être rendues et que ceux qui veulent aider peuvent s’engager comme réservistes ou comme militaires, mais c’est tout. On musèle. La question de la suite va dès lors devoir très sérieusement se poser… à Moscou.

Car Thorez ne pouvait jusqu’alors toujours pas rentrer en France et le Général De Gaulle, conscient de son avantage, profita de l’occasion pour enfoncer le clou. Cependant, durant le même conseil des ministres, il passa également une « grâce amnistiante » sous certaines conditions. Cette grâce était évidemment à l’intention de Maurice Thorez pour « remercier » le Parti qui, lui-même, quelques semaines avant, dans une volonté de compromis, avait affaibli les milices en dissolvant le Comité de liaison inter-milices de la banlieue-ouest de Paris et les avait affectées à des tâches complètement différentes de celles qui étaient les leurs initialement (entre autres, la traque du collabo, la lutte contre les restes nazis, etc.), telle la chasse au petit marché noir ou la protection des usines. Ca n’était manifestement pas suffisant pour le Général qui souhaitait leur disparition pure et simple. Jacques Duclos, alors l’un des dirigeants du Parti, furieux du coup de force de De Gaulle, signe ces quelques mots dans L’Humanité du 31 Octobre : « Ce que l’on veut, c’est désarmer le peuple et, pendant ce temps, les Cagoulards, les traîtres de la Ve colonne, sont armés et ils préparent la guerre civile. On nous dit que la police suffit au maintien de l’ordre, mais on peut en douter car l’épuration n’a pas été faite. » Le 2 novembre, le bureau politique du PCF s’élèvera à son tour : « Une fois de plus, le président du gouvernement a pris la responsabilité de traiter comme quantité négligeable la Résistance française, ce qui sera cruellement ressenti non seulement par le Conseil national de la Résistance, mais aussi par les Comités départementaux et locaux de libération. » Les deux ministres communistes ayant voté le décret font pâle figure. Le 6, Benoît Frachon (7), devant 30 000 ouvriers (officiellement ex-) membres des Milices patriotiques : « L’ennemi intérieur serait-il déjà terrassé qu’on vous invite à abandonner votre tâche ? Serait-il désarmé qu’on médite de vous prendre les armes conquises sur l’ennemi ? L’ordre exige que soit mis fin à l’activité ténébreuse d’organisation de basse police dont toute l’activité consiste à mettre en friches et à moucharder les hommes de la Résistance ! » Mais dans la foulée, malgré la force pugnace des Duclos, Frachon et autres, Staline, qui respecte son accord avec Churchill (et les américains), explique à Thorez, lors d’une réunion le 19 novembre, que le Parti n’est pas assez fort en France pour commencer une lutte armée et prendre le pouvoir par la force puisqu’il y a un gouvernement reconnu par les Alliés et donc déjà une armée régulière et que, de surcroît, le peuple ne comprendrait pas une armée parallèles communiste. En substance, qu’il vaut mieux choisir la voie démocratique. C’est cette ligne que Maurice Thorez suivra après ce qui semble avoir été un long combat idéologique en interne entre deux lignes affirmées, celle de Duclos qui prônait que l’on gardât les armes et celle de Thorez, et non la preuve d’un double discours menteur et pernicieux de la part des malhonnêtes communistes comme l’ont suggéré de nombreuses voix, trotskiste essentiellement. Le 27 novembre, il rentrera en France et, début 45, après le congrès d’Ivry du 23 janvier durant lequel il reconnaîtra que la sécurité publique devrait être, dès lors, assurée par les forces régulières de police et que les Milices patriotiques, devenues les Gardes civiques le 3 Novembre sous l’impulsion du CNR, ne devraient pas être maintenues plus longtemps, le Parti fera envoyer une circulaires aux différents comités locaux de libération afin d’organiser le ramassage des armes.

Bon.

Officiellement débarrassé de son affiliation à ce qui aurait pu faire penser à des groupes paramilitaires, le Parti Communiste Français devient potentiellement un parti de gouvernement ; les citoyens ne s’y tromperont pas et lui donneront 26% des voix lors des premières élections législatives en octobre 45, permettant à Thorez de revendiquer la tête de l’exécutif. Cela n’arrivera pas : De Gaulle, après sa démission du premier gouvernement provisoire (8), sera nommé à la tête du deuxième - mais en démissionnera deux mois plus tard, officiellement parce qu’il estime que la politique de partis ne peut pas marcher ce qui, en sous-jacent, exprime son inconfort face aux cinq ministres communistes qu’il a été obligé de nommer et, surtout, à l’influence grandissante du Parti dans le pays.

Un petit point sur les gouvernements provisoires s’impose. Nous sommes le 20 août 44, Philippe Pétain, alors Chef de l’Etat français, voyant la défaite advenir, fuit lâchement pour l’Allemagne. Le Comité français de libération nationale (CFLN) (9), lui, considère alors le gouvernement de Vichy comme « illégitime, nul et non-avenu » et reprendra le pouvoir le jour-même sous le nom officiel de Gouvernement provisoire de la République française, donnant naissance dès le 10 septembre 44 au premier des quatre gouvernements provisoires et demi qui cesseront d’exister le 28 novembre 46, date de promulgation de la IVe République. Le demi, lui, durera un mois, du 16 décembre 46 au 16 janvier 47 et sera un mix entre les institutions du Gouvernement provisoire de la République française et celles de la IVe République, et fera office de gouvernement de transition. Dès le gouvernement provisoire De Gaulle I, compte tenu de l’influence du Parti et de ses militants dans la Résistance, deux ministres communistes seront nommés : François Billoux au Ministère de la Santé publique et Charles Tillon, fondateur et commandant en chef des FTPF, au Ministère de l’Air. Mais ce sera surtout après les législatives de 45 que De Gaulle sera obligé de leur donner plus de place : Maurice Thorez sera l’un des quatre Ministres d’Etat (globalement l’équivalent du Premier Ministre aujourd’hui), Ambroise Croizat deviendra Ministre du Travail et sera le rouage principal de la création de Sécurité Sociale, Marcel Paul sera nommé Ministre de la Production industrielle, François Billoux, Ministre de l’Economie nationale et Charles Tillon, Ministre de l’Armement. Le Gouvernement De Gaulle II ne durera que peu, certes, mais certains trouveront quand même le temps de nationaliser la Banque de France et les grandes banques de dépôt (02/12/45) et de nationaliser les Houillères qui deviennent alors Charbonnages de France (20/01/46). Félix Gouin (SFIO), qui décida de garder l’idée de coalition tripartite (MRP, démocrates-chrétiens centristes, SFIO, socialistes et PCF) reconduira globalement les mêmes têtes lors de la succession (26/01/46 - 12/06/46) avec quelques petites modifications : il n’y aura plus que deux Vice-présidents du Conseil (ex-Ministres d’Etat), dont Thorez, Billoux passera à la Reconstruction et à l’Urbanisme, Croizat sera Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale (!) et Laurent Casanova fera son apparition aux anciens combattants. Marcel Paul et Tillon resteront à leurs places précédentes. Là, en revanche, les ministres communistes qui avaient eu le temps de prendre leurs marques, passent la seconde : •25 février : rétablissement de la semaine de 40 heures et loi sur la rémunération des heures supplémentaires. •8 avril : nationalisation du gaz et de l’électricité avec création de deux établissements publics pour gérer la production, le transport et la distribution : EDF et GDF étaient nés. •25 avril : nationalisation des grandes compagnies de l’Assurance. •16 mai : loi sur les Comités d’entreprise (fondés sous De Gaulle I, le 22 février 45) qui double le nombre d’entreprises concernées en réduisant le seuil d’effectif à 50 salariés (100 auparavant). Les heures de délégation des salariés élus sont doublées et le droit d’information sur les bénéfices et les documents remis aux actionnaires ainsi que l’assistance d’un expert-comptable sont assurés. •17 mai : loi créant les Charbonnages de France (qui du coup sont pérennes). •29 mai : suppression de l’abattement de 10% sur le salaire féminin. •22 juin : statut national du personnel des industries électriques et gazières.

Le 12 juin, le gouvernement Félix Gouin prend fin et Georges Bidault (MRP) prend la suite dès le 23… et rajoute encore un ministre communiste : René Arthaud devient Ministre de la Santé publique. Les autres gardent leur portefeuille, et c’est reparti : •22 août : les allocations familiales sont étendues à pratiquement toute la population. •5 octobre : publication du statut de la fonction publique (catégories A, B, C, et D) •19 octobre : adoption de la loi sur le statut de la fonction publique. Le droit syndical est reconnu aux fonctionnaires qui seront rémunérés selon une grille indiciaire unique. •30 octobre : la Médecine du travail intègre la Sécurité sociale.

Le 10 novembre 46, les élections législatives confirment la domination du PCF qui arrive en tête avec 28,8% des suffrages. Maurice Thorez, à nouveau, revendique la présidence. Cela n’arrivera toujours pas. Le 28 novembre, chute du gouvernement George Bidault et place au gouvernement Léon Blum III (10) qui fera office de transition en attendant de nouvelles élections, les premières de la IVe République, adoptée par référendum le 13 octobre et promulguée le 27. Léon Blum, lui, n’aura que faire des résultats des législatives et son gouvernement sera le premier uniquement socialiste (SFIO, à l’époque). Ce même mois de décembre, la guerre d’Indochine commence.

Vincent Auriol est élu premier Président de la IVe République le 16 Janvier 1947 et nomme Paul Ramadier à la tête du gouvernement qui, lui-même reprendra l’idée de gouvernement tripartite et donc quelques communistes : Maurice Thorez, Ministre d’Etat et Vice-président du Conseil, François Billoux, Ministre de la Défense nationale, Charles Tillon, Ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme, Ambroise Croizat, Ministre du Travail et de la Sécurité sociale et Georges Marrane, Ministre de la Santé publique et de la Population. François Mitterrand fera, quant à lui, ses premiers pas dans des institutions non-vichyssoises en tant que Ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre ; dans le même rayon d’action que quelques années plus tôt, lorsqu’il travaillait au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre, en 1942, avant de devenir le résistant dont tout le monde connaît l’existence, en rencontrant notamment Jean Roussel, militant royaliste qui sera membre de l’Action française (royalistes d’extrême-droite), combattant en faveur de l’Algérie française, également membre de l’OAS-Métro (organisation politico-militaire clandestine pour que l’Algérie demeure française), qui sera inculpé pour « atteinte à la sureté de l’Etat » avant de militer pour Tixier-Vignancourt, un pré-Jean-Marie Lepen au cube, etc., etc. Passons.

Mais le SFIO et le MRP regardent avec envie du côté des Etats-Unis, ce que réprouvent les communistes qui ne voteront pas la confiance le 18 mars. Le 25 mai, les ouvriers de Renault, nationalisé le 16 janvier 45 par le premier provisoire gouvernement de De Gaulle (comme l’entreprise de moteurs, notamment d’avions, Gnome et Rhône ainsi qu’Air France, le 16 juin de la même année), se mettent en grève à la suite de la réduction par le gouvernement de la ration quotidienne de pain alors allouée aux ouvriers, passant de 300 à 250 grammes. Le mouvement est énorme et les revendications salariales importantes, et on atteindra vite les 3 000 000 de grévistes. Le Parti leur apportera officiellement son soutien dès le 30 ainsi qu’aux indépendantistes de Madagascar et d’Indochine où se déroulent des combats sanglants. Le 4 mai, Paul Ramadier convoque son gouvernement et lui expose son programme : poursuivre la guerre en Indochine et à Madagascar et ne pas tenir compte des revendications salariales des ouvriers en grève. Les ministres socialistes et démocrates-chrétiens approuvent. Il dit : « J’aimerais savoir ce que pensent nos collègues communistes du programme que je viens d’esquisser. » Et Maurice Thorez de répondre : « Nous soutiendrons les revendications de la classe ouvrière. » Car Maurice Thorez récuse l’idée de « cycle infernal » entre les salaires et les prix avancée par Paul Ramadier. Ainsi, ce dernier ajoute : « Je constate que nos collègues communistes ne sont pas d’accord avec la présidence du gouvernement ni avec la majorité du Conseil, et je demande quelles conséquences ils pensent en tirer. » Maurice Thorez achèvera ainsi la conversation : « Je n’ai jamais démissionné de ma vie. » Le 5 mai 1947, tous les ministres communistes seront officiellement limogés du gouvernement ; ils n’y remettront un pied qu’en 1981… sous François Mitterrand qui s’était préalablement assuré de bien diviser le parti et de l’affaiblir grandement. Mais c’est une autre histoire.

(suite dans la deuxième partie, dans ce même numéro)

LdG

(1) Définition : la toupie (toupie.org) (2) Politique : ce qui « recouvre tout ce qui a trait au gouvernement d’une communauté ou d’un Etat » (toupie.org) (3) Du 09 au 19 octobre 1944 (4) Du 04 au 11 Février 1945 (5) Le Conseil national de la Résistance (CNR) est l’organisme qui dirige et coordonne les différents mouvements de la Résistance intérieure française pendant la Seconde Guerre mondiale, toutes tendances politiques comprises. Le conseil est composé de représentants de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de la mi-1943. Son programme, adopté en mars 1944, prévoit un « plan d’action immédiat » (c’est-à-dire des actions de résistance), mais aussi des « mesures à appliquer dès la libération du territoire », une liste de réformes sociales et économiques. (wikipedia) (6) Maurice Rajsfus - La Libération Inconnue (7) Benoît Frachon : ancien Secrétaire général de la CGT (8) Du 10 septembre 1944 au 02 novembre 1945 (9) Entité rassemblant le Comité national français (gouvernement de la France Libre en exil à Londres) et son équivalent algérois, le Commandement en chef français civil et militaire (10) Du 16 décembre 1946 au 16 janvier 1947