Chaque artiste semble libre de créer comme il le veut, en démocratie. Cela paraît une évidence. L’évidence est trompeuse. La liberté artistique a peu à avoir avec la spontanéité, ou l’expression de soi. Alors, c’est quoi ?

1er jour
— Histoire de la notion d’artiste (de l’artisan à « l’élu », jusqu’au « créatif », etc : « démocrate », ou « aristocrate »…)
— Statut social du musicien, du XⅧe siècle à aujourd’hui : France, Grande-Bretagne, Italie
— Quelques moments politiques qui ont reconnu à l’artiste une place déterminante dans la nation, et lui ont donné les moyens financiers de jouer ce rôle : New Deal (Roosevelt), NEP (Lénine), Révolution mexicaine, Front populaire…
— Rapports entre une démarche artistique et un projet politique (qu’en est il de la liberté de création ?), qu’implique le fait pour un artiste d’être « fonctionnarisé », quelles obligations, quelles innovations ?

2e Jour
— Comment trouver sa liberté aujourd’hui ?
— Liberté artistique : qu’est-ce que l’invention, l’originalité, la vérité esthétique ? Quelles en sont les Conséquences ?
— Conditions pratiques d’exercice concret de cette liberté : quelques exemples de communautés d’artistes (Coleridge, Pissaro et les peintres anarchistes, le Cartel, l’Orchestre de chambre de Toulouse, la Factory, mais aussi La Rose Rouge, Le Chat noir, etc).

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Evelyne Pieiller, membre de la rédaction du Monde diplomatique, collaborations régulières avec : Le Magazine Littéraire, la Quinzaine littéraire, L’Insensé. Traductrice des œuvres de Grégory Motton et de Sarah Kane. Travail dramaturgique pour Claude Régy. Scénariste pour Marco Ferreri, Valéria Sarmiento, Emilio Pacull. Bourse Beaumarchais. Bourse du CNL. Derniers textes publiés : L’Almanach des contrariés (Édition Gallimard), Iggy, (La maison d’à côté), Dick, le zappeur de mondes, (La Quinzaine Littéraire / Louis Vuitton). Le rock expliqué aux ados (Le Diable Vauvert). A paraître : L’Almanach des francs-tireurs, éd. Finitude, novembre 2015 – Toute la littérature dans la poche, Les Lettres Nouvelles, janvier 2016.
Crédit : Gilles Coissac - Atelier obscur